Ils ont choisi d’entreprendre

Tous les mois en France, quelque 45.000 nouvelles entreprises sont créées.
Tous ces chefs d’entreprise ont choisi l’une des 4 façons d’entreprendre : La franchise, la reprise, la location gérance ou la création ex nihilo dont nous détaillons dans cet article les principales spécificités.

Pivod est toujours au côté des créateurs pour les conseiller et les accompagner dans leur choix.

I – La franchise, star de la création d’entreprise en réseau
La franchise est un modèle de développement en réseau qui s’appuie sur un contrat spécifique. Les co-contractants sont d’une part une entreprise qui a développé un concept original, rentable et duplicable (le franchiseur) et d’autres parts des personnes physiques ou morales juridiquement indépendantes (les franchisés) qui souhaitent exploiter le concept développé par le franchiseur. Il existe 3 principaux types de franchises :

La franchise de distribution : le franchisé va vendre dans le magasin qu’il aura lancé les produits sous la marque du franchiseur.

La franchise de services : le franchisé réalise des prestations de services en utilisant le nom ou la marque du franchiseur. Le franchisé se doit de suivre à la lettre les méthodes et directives dictées par le franchiseur lors de la réalisation des prestations de services.

La franchise industrielle : le franchisé va, dans ce type de franchise, fabriquer des produits pour le compte du franchiseur en suivant ses instructions. Ce type de franchise est par exemple utilisé par des multinationales comme Coca-Cola qui produisent localement leurs produits.

La franchise s’appuie donc sur la mise au point d’un concept éprouvé dans le cadre d’une unité pilote par une entreprise indépendante (le franchiseur). L’exploitation du concept est déléguée sur des territoires donnés à des entreprises juridiquement indépendantes (les franchisés).
Le franchiseur s’engage par contrat à transmettre son expérience et son savoir-faire, à porter assistance à ses franchisés à toutes les étapes du contrat (création, exploitation, cession), et à tout mettre en œuvre pour que le réseau prospère.
Le franchisé s’engage par contrat à appliquer le concept à la lettre et à payer des redevances au franchiseur pour qu’il dispose des moyens suffisants à faire prospérer le réseau.

II – La reprise d’entreprise ou transmission d’entreprise
Reprendre une entreprise signifie qu’une personne (ou un groupe de personnes) physique ou une société fasse l’acquisition de la totalité ou d’une partie des actifs d’une entreprise tierce. Le repreneur s’engage à assurer l’amortissement du passif et la sauvegarde d’une partie ou de tous les emplois.

Reprendre une entreprise peut se révéler plus intéressant que de créer de toute pièce son activité parce qu’elle inclut la reprise d’une clientèle, des locaux, un équipement. Le repreneur peut aussi bénéficier d’un accompagnement du cédant dans les premiers mois de la reprise de l’entreprise.

Pour reprendre une entreprise à son juste prix, il faut exiger et analyser les documents comptables relatifs aux trois derniers exercices : bilans, comptes de résultats, chiffres d’affaires, marge brute et nette, afin d’évaluer les performances passées et la santé de l’entreprise. Il faut diagnostiquer les outils de production : locaux, bâtiments, matériels, stocks. Une fois l’évaluation terminée, il restera à négocier avec le vendeur. Le prix de la cession ne doit pas handicaper les chances de réussite du repreneur, en évaluant les charges financières et les ressources.

Un certain nombre de questions doivent se poser avant la reprise.

  • Qu’elles sont les perspectives d’évolution : le marché, les clients, les produits, la concurrence.
  • Quelle est la valeur de l'”outil de production”? Quelle est le “potentiel humain” et les compétences des salariés.
  • Faut il réaliser des investissements de mise en conformité avec les réglementations professionnelles en vigueur?
  • Faut il envisager un investissement à court terme?

La reprise d’un fonds impose le maintien des contrats de travail et de l’ensemble des avantages acquis. Les licenciements éventuels sont en principe à la charge du repreneur. Bien identifier les tâches et le degré d’implication du dirigeant actuel. Tous ces éléments doivent être étudiés minutieusement avec l’aide d’un conseiller juridique et comptable.

III – La location-gérance pour limiter les risques
La location-gérance est un type de création d’entreprise situé entre franchise et transmission qui permet d’être à son compte en reprenant une activité déjà existante, mais sans avoir à risquer un lourd investissement initial dans un fonds de commerce.

La location-gérance consiste donc pour le propriétaire d’un fonds de commerce, appelé loueur ou bailleur, à accorder à une personne, appelée le locataire-gérant, le droit d’exploiter librement le fonds de commerce sans lui attribuer sa propriété, tout en percevant une redevance.

La location-gérance est souvent utilisée en amont d’un rachat d’entreprise, ce qui permet au locataire-gérant de tester l’activité avant de passer à l’acquisition du fonds.
Ce procédé doit être distingué de la sous-location, qui ne porte quant à elle que sur la jouissance du local commercial. La location-gérance porte sur l’ensemble des éléments composant le fonds, la jouissance du local n’en constitue qu’un élément accessoire et nécessaire.

IV – La création ex nihilo en toute liberté
Contrairement aux trois premières façons d’entreprendre qui mettent à mal l’indépendance de l’entrepreneur, la création d’entreprise ex nihilo lui laisse quasiment toutes les libertés : Concept de l’entreprise, taille, statut, fonctionnement, l’entrepreneur a toutes les cartes en main. Il peut, par exemple, choisir d’innover, d’adapter un concept qui marche déjà ailleurs à condition que la viabilité de son projet ait été confirmée par une étude de marché.

L’entrepreneur doit donc faire une estimation exacte de sa taille de marché ainsi que de ses besoins financiers pour éviter les mauvaises surprises. Plus que toutes les autres formes entrepreneuriales, la création ex-nihilo nécessite beaucoup de travail et beaucoup de rigueur.
C’est une forme entrepreneuriale relativement difficile, car l’entrepreneur a besoin du temps, pour implanter et faire connaître son produit sur le marché.

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